La Rizzomobile

Un local de campagne mobile pour etre au plus prés des citoyens.

mardi 26 mai 2009

Réunion FCPE - nouveau collège - 26 mai 2009 -

A 20h 30, salle du Moutier, Catherine Court présidente de la FCPE du collège et Marine Cattan présidente de la FCPE maternelle et élémentaire à Deuil-laBarre, organisent une réunion d’information pour les parents sur l’organisation du nouveau collège.
Elles feront le point avec les différents acteurs de la vie scolaire sur les projets de sectorisation en cours et surtout présenteront l’idée du groupe de travail de la FCPE de faire un seul collège sur 2 sites. Le premier destiné aux classes de 6ème - 5ème et le deuxième pour les 4ème – 3ème . Gérard Sebaoun, conseiller général chargé de l’éducation et de la jeunesse sera présent à la tribune. Des représentants de la Mairie et de l’éducation nationale seront dans la salle. Tous les parents des enfants concernés par le nouveau collège qui devrait ouvrir ses portes en septembre 2010 et les parents des écoles élémentaires ont été invités ainsi que l’ensemble des équipes enseignantes.
Venez nombreux, apporter votre soutien à cette idée innovante qui permettrait de valoriser notre commune dans sa diversité sociale et sa diversité éducative.

Marie Pénicaud
Conseillère municipale

vendredi 22 mai 2009

Où en est le bassin de retenue des eaux pluviales ?

Annoncé environ deux semaines avant les dernières élections municipales, ce « grand » projet de bassin peine à sortir des cartons du Siare. Aucune information sur ce sujet, pas une seule date d’échéance, juste un vague plan sur une affiche en voie de décomposition avancée.
Bien sûr, il n’y a pas urgence, tant le nombre de travaux programmés sur ce secteur est important. Mais comme le nouveau collège, faudra-t-il attendre de longues années (pourquoi pas les prochaines élections municipales ?) pour voir des études sérieuses prendre forme. A quand la concertation ? Que pensent les adhérents de l’association qui gère les jardins familiaux ? Autant de questions qui ne sont malheureusement pas encore à l’ordre du jour…

Daniel Boulain
Président du Groupe « Deuil-la-Barre, L’avenir au cœur »

lundi 18 mai 2009

8 mai 2009

Comme l'année dernière, (2008), l'opposition était fortement représentée pour commémorer ce 8 mai 1945 (voir aussi un socialiste hisse les couleurs).
Sur la photo de gauche, on peut distinguer (de gauche à droite), Eric Peschot, Nicole Gratien (Bouge la ville), Mireille Le Mero, Bernard Roze, Daniel Boulain, Philippe Henri Dutheil et Marie Pénicaud de la liste l'Avenir au coeur.

jeudi 14 mai 2009

Hadopi-re que tout !

Cette fois, c'est la bonne : l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi Hadopi. Voulue par les industriels du spectacle, la loi "Création et Internet" ou "HADOPI" (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet) met en place une riposte graduée » contre le partage d'œuvres sur internet. Ceux qui sont soupçonnés de partage seront sanctionnés en trois étapes :
- un courriel de mise en garde.
- un courrier avec accusé de réception.
- la coupure de l’accès internet (de deux mois à un an) avec obligation de payer son forfait (sanction rajoutée par les Sages...).


Où est le problème ?
- Le développement numérique ne tue pas la création! Contre toutes les prophéties, l'expérience montre que les nouvelles technologies ne font pas disparaitre les anciennes. La radio n'a pas fait disparaître la presse écrite ; les magnétoscopes n'ont pas remplacé les spectacles, le DVD n'a pas anéanti l’industrie du cinéma… (http://eco.rue89.com/2009/05/12/de-la-cassette-audio-a-hadopi-trente-ans-danti-piratage).
- Plutôt que d'annoncer la mort du cinéma et de la musique, les industriels devraient prendre le train en marche. Le développement numérique sera profitable à tout le monde. En Angleterre, plus de 700 artistes, contre la répression, se mobilisent pour trouver des solutions.
- Cette loi ne respecte pas le droit à la vie privée et bafoue les libertés individuelles. Au demeurant très coûteuse car elle met en œuvre de lourds processus administratifs (en image en haut à droite), elle n’empêchera pas l’échange physique d’œuvres numérisées.


Atteinte au principe de légalité
Ce texte est contraire au droit fondamental qui prévoit un procès équitable. En effet, à aucun moment les personnes incriminées ne peuvent obtenir d’information concernant le contenu des éléments téléchargés. Avec Hadopi, la défense est impossible car l'accusé ne sait pas précisément ce qui lui est reproché. D’après une décision du conseil constitutionnel, seule l’autorité judiciaire peut collecter des adresses personnelles des internautes (IP). Or, cette loi permet aux sociétés d’auteurs de récolter et de fournir ces informations. Dans ce dispositif, les industriels du spectacle pourront fournir les adresses internet personnelles (IP) à l'autorité administrative (l'HADOPI) qui pourra ordonner aux opérateurs une coupure de l'accès des internautes suspectés...

Dans son rôle, la droite prévoit toujours moins de libertés
La ministre de la culture propose la mise en place d’un logiciel (payant) pour interdire l’accès à certains sites jugés illégaux. Elle propose aussi le "bridage" des points d’accès wifi publics et l’installation de logiciels espions pour que l'utilisateur prouve sa bonne foi ; comme en Chine!

L'impossible identification des adresses IP
L’identification des personnes sur internet pose problème. Vous n’êtes pas à l’abri d’une utilisation malveillante de votre réseau wifi. Si une personne se connecte sur votre accès internet et télécharge illégalement des œuvres protégées, vous n’avez aucun moyen de prouver votre innocence. La manipulation des adresses IP ne requiert pas de connaissances particulières. Deux chercheurs et un étudiant américains auraient réussi à faire accuser une imprimante d’avoir téléchargé de la musique illégalement ! Le risque pour des innocents d’être condamnés est hautement probable.

Inefficace, au mieux...
Enfin, HADOPI ne peut contrôler que les réseaux de peer2peer, pas les autres réseaux privés où se concentrent les véritables pirates. La résistance s’organise sur le net. "The piratebay" propose déjà de télécharger de manière totalement anonyme. De nombreux sites proposent des "tutoriaux" pour apprendre à pirater des stations wifi, tromper les logiciels espions. Les clients de téléchargement proposent de crypter les données et d’utiliser des newsgroups ou des "chans irc" . De nombreux pirates envoient des spam, se faisant passer pour des messages officiels de l’HADOPI en menaçant les utilisateurs de couper leur connexion. Le but des pirates est de saturer les lignes téléphoniques par des appels d’internautes stressés de voir leur connexion coupée et d'empêcher le bon fonctionnement de cette instance.
Les vrais pirates seront les grands gagnants de cette loi (comme toujours avec les lois prohibitionnistes....). Ceux-ci se trouvent en Russie ou dans des pays où aucune législation ne punit le piratage d’œuvres protégées. Là, ils peuvent stocker ces œuvres et diffuser leurs contenus en Europe par exemple.

Enfin, un texte du parlement européen rappelle que "garantir l’accès de tous les citoyens à internet équivaut à garantir l’accès de tous les citoyens à l’éducation", et par conséquent, " un tel accès ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées ".

Une raison de plus pour voter le 7 juin prochain.

Romain Jolivot
Militant socialiste

Pour en savoir plus :
La quadrature du net
Le Réseau des Pirates

Enjoy : Les perles d’Albanel

lundi 27 avril 2009

Les collèges par niveau : une chance pour Deuil la barre

Lors du conseil municipal du 27 avril 2009, le point n°16 concernait la sectorisation des écoles maternelle et élémentaire. Je suis intervenue sur ce sujet en 3 points :
1) pour remarquer le dysfonctionnement de la commission scolaire dans laquelle le travail démocratique n'est pas respecté : temps accordé au sujet scolaire trop court, information tronquée, mauvaise organisation des réunions. Ceci explique surement le retard de discussion sur l'organisation du futur collège.
2) sur le sujet précis de la délibération : la proposition de la municipalité de modification du secteur scolaire ne concerne qu'une zone de friche et une zone industrielle sans aucun logement, donc sans enfant. Cette modification était demandé par le conseil général dans le cadre de la séparation est-ouest des secteurs scolaires de chacun des 2 collèges. La mairie aurait pu expliquer l'inutilité de cette décision au conseil général ou en profiter pour moderniser la carte des secteurs scolaires par exemple entre Pasteur et Mortesfontaines (depuis des années, cette limite n'est pas respectée en raison de l'évolution de la population) plutôt que de nous demander de voter inutilement.
3) pour présenter l'idée de la FCPE (fédération des conseils de parents d'élèves) sur la question de la répartition des collégiens de Deuil La Barre entre l'actuel collège Denis DIDEROT et le nouveau collège dont la construction devrait bientôt commencer au nord de la zone industrielle du Moutier, dans les termes qui suivent : "Sur le sujet précis de la sectorisation du collège, je souhaite me faire le relais de la proposition du groupe de travail de la FCPE. Ce groupe a travaillé avec la volonté d’éviter les inégalités entre les 2 collèges, de préserver le choix des options et d’éviter de créer malgré nous un bon collège et un mauvais collège, avec dérogations et craintes des parents. L’idée de la FCPE est la suivante : répartir les enfants en fonction de leur classe et non pas de leur secteur d’habitation, de manière à avoir les 6ème et 5ème sur un des collèges et les 4ème et 3ème sur l’autre collège. Pour éviter les difficultés au niveau de l’éducation nationale, et pour une meilleur cohérence éducative, il serait surement préférable que les 2 collèges soit administrés par la même équipe permettant ainsi au professeur de ne pas être cantonnés seulement à deux niveaux, mais ceci doit être vu avec l’éducation nationale. Cette configuration est réaliste grâce aux caractéristiques géographiques de ces 2 collèges qui ne sont qu’à 10 minutes à pied l’un de l’autre. En tant que politique, ce projet innovant nous semble particulièrement intéressant pour conserver la mixité sociale qui est la richesse de notre commune et en particulier du collège Diderot sans prendre le risque d’un collège à deux vitesses. Il présente de plus des avantages supplémentaires pour les collégiens puisqu’il permet de préserver le choix des options pour tous et d’éviter la difficulté de cohabitation entre 6ème et 3ème, à un âge où les enfants grandissent et changent à grande vitesse."

En réponse à cette intervention, le Maire a catégoriquement rejeté cette proposition, sans préciser clairement ses arguments sur le fond. Il a en particulier expliqué qu'il aurait fallu se prononcer plus tôt sur ce sujet, en oubliant de dire que son équipe a soigneusement éviter de tenir au courant le conseil municipal et la commission scolaire des discussions avec l'éducation nationale et le conseil général. (Peut être même que le débat n'a jamais eu lieu dans l'équipe municipale !)
Les élus de l'opposition ont ensuite chacun à leur tour quelque soit leur sensibilité politique, défendu cette idée et ses multiples atouts pour les habitants, à commencer par une mixité sociale naturellement conservée.
En raison de la dureté des débats qui ont suivi et de l'absence d'intérêt de cette modification, nous avons voté contre.

Marie Pénicaud
Conseillère municipale

dimanche 1 février 2009

Pour un autre urbanisme à Deuil la Barre


Deux constructions en cours dans notre ville suffisent à illustrer qu’une autre façon de penser l’urbanisme à Deuil-la-Barre est souhaitable.

1) Terrain angle rue d’Epinay – D 928, les 3 communes (entrée de ville)

On voit jour après jour, se monter une opération à dominante de logements en accession à la propriété avec une partie de logements sociaux. D’une part, l’architecture manque d’originalité pour une entrée de ville, d’autre part, on se heurte à un MUR en bordure de route, sans recul et sans aération… Alors que la rénovation du quartier est mise en avant. Voilà un quartier déjà connu pour sa circulation intense et compliquée qui va encore se densifier. Pourquoi ne pas y avoir envisagé des commerces en rez-de-chaussée et un équipement public adapté (stationnement, piste cyclable, recul pour les piétons…) ? A une entrée de ville et de département, nous sommes en présence d’une opération trop urbaine, sans dialogue avec la ville et sa jeunesse… c’est dommage.

2) Ex-site Gillet : nous ne regrettons pas la disparition de ces bâtiments industriels d’aspect ingrat, en centre ville. Nous constatons cependant que la Municipalité a décidé d’y implanter un programme immobilier avec des commerces en rez-de-chaussée. Ce choix est typique de la politique locale immobilière adoptée par la municipalité : celle-ci consiste à faire du logement majoritairement en accession, où la loi du marché domine. Aujourd’hui, la crise nous rattrape et les conséquences sont incertaines.

La réflexion aurait pu être approfondie.

Depuis les élections municipales, la majorité envisage de reconstruire la patinoire sur un autre site. Il aurait été plus ambitieux de l’envisager à la place des établissements Gillet. Car, la patinoire aurait pu être un bel emblème en centre ville pour notre jeunesse. On aurait aussi pu imaginer des espaces ouverts dans ce même centre ville (place urbaine / espaces verts). Il nous semble qu’éviter toute précipitation nous permettrait de ne pas passer à côté de l'essentiel : ainsi, fallait-il réactiver au pas de course le projet de liaison des deux routes départementales RD 311/RD 928 par le biais d’une enquête publique qui a surpris la population tant par l’importance du projet qu’elle initie que par la transformation du « paysage » qu’elle implique ? Ce projet s’inscrit pourtant dans le sens de l’urbanisation et du tout transport routier, alors que nous entrons dans une période de réflexion nécessaire sur le recours à des moyens de transport plus soucieux de l’environnement.

Daniel BOULAIN
Président du Groupe « Deuil-la-Barre, L’avenir au cœur »

jeudi 15 janvier 2009

MEILLEURS VŒUX POUR 2009

Avec notre liste « L’avenir au Cœur », 2008 a apporté un grand espoir de changement aux deuillois qui avaient placé leur confiance en nous... Comme vous le savez, cet espoir ne s’est pas concrétisé. Une autre page se tourne à l'occasion de cette nouvelle année 2009.

Permettez-moi, tout d'abord, au nom de « L’avenir au cœur », de vous présenter mes vœux les plus chaleureux pour 2009, de vous souhaiter joie et bonheur ainsi qu'à tous ceux qui vous sont chers.

Comme il est d’usage de se donner de bonnes résolutions en début d’année, nous ne manquerons pas à la tradition. Aussi, notre souhait le plus sincère est de rester une opposition digne dont la conduite restera uniquement guidée par le souci du bien-être des deuillois. Nous voulons pour l’ensemble du mandat, être toujours cohérents et fidèles avec les idées que nous avons partagées ensemble.

Ne l’oublions pas : Une opposition au Conseil Municipal se doit d’avoir une vue critique. Cela suppose une analyse systématique des informations que l’on veut bien nous donner, de rester à l’écoute de toutes les personnes qui s’expriment auprès de nous. Cela implique également un débat entre les élus et une prise de position que l’on tient ferme contre vents et marées.

Une opposition au Conseil Municipal se doit d’être constructive. C’est ce que nous tentons de faire dans les commissions dans lesquelles nous travaillons. Il ne s’agit pas d’avoir des idées à la place de la majorité, mais d’être fidèles à nos valeurs en mettant en avant par exemple nos principes humanistes ou écologistes.

Une opposition au Conseil Municipal se doit de communiquer auprès de ses électeurs, mais aussi à l’ensemble de la population. C’est ce que nous tentons de faire par ce blog sur lequel vous vous êtes connecté aujourd’hui.

L’interactivité passe par la manifestation de votre intérêt ou au contraire de votre désapprobation dans la partie « commentaires » de ce blog. N’hésitez pas à vous en servir.

Daniel Boulain
Président du Groupe « L’avenir au cœur »

vendredi 26 décembre 2008

« Quand je serai grand, je serai Tony Montana! »


Par Stefan Gouzouguec, professeur à Aubervilliers, auteur de l'article « Monsieur Darcos, assumez vos choix éducatifs! » publié sur rue 89 et sur changer-Deuil.

Il y a quelques semaines, j'ai pu voir naître une mafia dans une classe de 5e d'un collège " ambition réussite " de Seine-Saint-Denis.
L'idée en est venue au délégué, capitaine de son équipe de foot, qui menace de tuer tout le monde lorsqu'on le provoque, même pour plaisanter. Cet élève est par ailleurs un très bon orateur, il l'a prouvé lors de l'élection des délégués de classe. Il a recruté deux des plus fidèles clients du bureau de la conseillère d'éducation et recordmen du nombre de rapports dans la classe, bref des petits gars qui n'ont pas froid aux yeux, comme hommes de main. Leur première mission a été d'aller brasser une petite peste bien gentille, oh, pas grand chose, juste la bousculer sans lui faire de mal. C'est par elle que la conseillère d'éducation et moi-même avons appris l'existence de cette mafia. Lorsque j'ai évoqué le problème en heure de vie de classe, j'ai appris qu'ils avaient proposé à d'autres de rejoindre leur organisation, dont l'autre déléguée, une demoiselle sérieuse, travailleuse au caractère bien trempé, avec la tête sur les épaules. Une commission anti-mafia dirigée par la conseillère d'éducation s'est occupée de faire avorter dans l'oeuf cette " organisation criminelle " naissante, sans conséquence pour les diverses parties impliquées.
Ces élèves n'ont au bout du compte rien fait d'autre que structurer leur groupe et chaque personnalité a pris le rôle qu'elle jouait en électron libre. Il n'en reste pas moins que les collégiens des quartiers difficiles ont une admiration très forte pour la mafia, dont ils respectent les codes. Ainsi il est très difficile " d'enquêter " sur les bêtises qu'ils commettent, car même les bons élèves respectent la loi du silence et répondent lorsqu'on les questionnent qu'ils ne sont pas des " poucaves " (des balances). Nos collégiens ne rêvent plus, comme les générations précédentes, de devenir médecins, pompiers, militaires, infirmière et je dirais même plus Zidane. Non, leur héros, c'est Tony Montana dans Scarface, le type parti de rien qui s'est fait une place de premier choix par la violence, en respectant un système de valeur parallèle à la " société officielle ".
La mafia de ma classe de 5e s'est en réalité autodissoute lorsque je leur ai rappelé qu'ils n'avaient pas encore quitté le collège, qu'ils avaient encore la possibilité de réussir dans la vie autrement que dans le crime organisé. Il faut dire que ce n'est pas une classe de mauvais bougres. Les plus grands qui sont en 3e, n'en font pas un sujet de plaisanterie, certains d'entre eux ont déjà intégré la petite délinquance et le paient très cher. Scarface ne reste malheureusement pour eux que du cinéma grand public américain.
Sans le savoir, ces collégiens ont illustré l'explication de la construction d'un ghetto telle que l'explique le sociologue Didier Lapeyronnie dans l'entretien qu'il a accordé au quotidien Le Monde le 30 décembre 2008 à propos de son ouvrage le Ghetto urbain (éd. Robert Laffont, 2008) : " [...] les ghettos se construisent autant par l'extérieur - cela correspond aux effets de la ségrégation sociale et raciale - que par l'intérieur - l'élaboration d'une organisation sociale qui permet de compenser un peu les blessures infligées par la société."

Cet article amène à deux remarques:
Afin de démystifier la mafia, il est possible d'étudier en classe les films qui font tant fantasmer les jeunes. D'autre outils pédagogiques existent : Brancaccio
En outre, l'État ne sortira pas grandi auprès des jeunes si le pouvoir politique laisse les forces de l'ordre procèder à des déscentes "anti-drogues" dans les collèges : article Libération

dimanche 21 décembre 2008

Esprit de Noël à Deuil la barre


Le samedi 20 décembre, la municipalité organisait une animation de Noël. Sur la place des victimes du V2, le père Noël avait fait une halte. Il acceuillait les enfants et posait pour une photo souvenir. Puis, les Deuillois ont pu apprècier un spéctacle pyrotechnique de qualité (contrastant avec celui de l'année dernière et surtout celui du 14 juillet).
Pour ma part, la bande sonore était encore un peu trop forte mais comme l'esprit de Noël n'a pas encore totalement disparu, je dirais que les familles présentes ont passé un très agréable moment.

Meilleurs voeux à tous les Deuilois et les Deuiloises

lundi 15 décembre 2008

Nous entrons dans la période de débat budgétaire …

Celle-ci permet de fixer les objectifs de la majorité municipale et les moyens dont elle va se doter pour réaliser son programme. Notre groupe sera particulièrement vigilant au maintien des équilibres et ce d'autant que nous sommes dans un contexte difficile. Ce dernier peut schématiquement trouver 3 raisons :
La première réside dans la crise économique que nous traversons. Les signes d'un ralentissement notable des transactions immobilières vont se faire sentir. Ils entraîneront automatiquement une baisse des rentrées fiscales pour notre commune. Les difficultés actuelles du système bancaire rendront plus difficile le recours à l'emprunt pour notre commune comme pour toutes les collectivités locales.
La seconde réside dans les conséquences désastreuses que pourrait avoir une décision du gouvernement (repoussée à ce jour) d'exclure certaines communes, dont Deuil-la-Barre, du bénéfice de la dotation de solidarité urbaine qui assure une source non négligeable de financement communal. Que cette décision soit prise à court ou moyen terme, on peut légitimement augurer des temps futurs difficiles.
Enfin la troisième réside dans la dégradation évidente du pouvoir d'achat de chacun d'entre nous. Alors que le candidat Sarkozy avait fait de la bataille du pouvoir d'achat son argument central, le Président Sarkozy reste d'une réelle inefficacité pour enrayer l'érosion constante de notre pouvoir d'achat. On aura beau jeu de nous expliquer que toutes les contraintes extérieures et le contexte financier (largement entretenu par la politique du Président) en sont la cause, chacun de nous ne peut que constater l'envolée bien réelle des prix, la difficulté quotidienne à gérer un budget, les choix dramatiques que nombre de nos concitoyens sont obligés de faire : se soigner et se nourrir correctement, travailler au delà de ce que physiquement on peut endurer, sacrifier les loisirs... La dégradation de la situation de nos concitoyens et l'échec de la politique gouvernementale qui en un an et demi se révèle dans l'incapacité d'y remédier, laisse à penser que nous devrons faire face à une demande croissante de solidarité de nos concitoyens. La situation budgétaire de notre commune et son niveau d'endettement ne permettront sans doute pas d'y faire face à la hauteur des légitimes attentes.

Daniel Boulain
Pour le Groupe « Deuil-la-Barre, l’Avenir au Cœur »


Permanence à la Mairie le deuxième samedi du mois de 10 h à 12 h.